Parmi mes chaînes.

Ephémère, je butine sans plaisir
Tout cela n'est qu'un souvenir
Qui me hante pourtant comme un présent,
Un présent exposé au grand vent.

Et dans le tourbillon de ce zéphyr,
Là, bien blottie au centre, j'attends.
J'attends qu'une flamme m'embaume éternellement.
Mais tout est sombre et rien ne vient éclairer mon empire.

Pourquoi la tulipe vient-elle seulement d'éclore ?
Elle est si loin que je ne peux l'atteindre.
Et je la désire, je la désire de tout mon être,
Aurais-je la force de briser mes chaînes ?
Comme le Cerbère je me déchaîne.
Elle m'attend, je la veux, mais elle fanera ;
Tel un mirage, elle disparaîtra.

De nouveau seule et sans avenir,
J'affronte les ronces de ce manoir,
Aujourd'hui plongé dans le noir,
Afin d'atteindre, enfin, Son sourire.

Copyright Anne F.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 03:22

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 13:48

[Au passage, hier soir fut une bonne soirée en la compagnie de ma petite dose d'herbe fraîche. Zic Art <3.] [.][.][.][.] Agoraphobie.

Les yeux enlarmés je m'écroule :
Mon coeur de verre s'est brisé violemment.
Là, au beau milieu de cette foule,
Je ne pu quitter mon isolement.
Un vide m'emplie et me noircie,
Pourquoi faire de ma vie ce sentiment ?
Au fond ce n'est pas au monde entier que je mens,
Mais à moi-même quand je sourie.
Et la pluie vient hanter mes nuits,
Mes traits s'assombrissent et se dégradent.
Quant à mon âme, elle brûle d'envie,
Une envie d'oublier ceux qui me regardent
Et de vivre pleinement ce que je suis.
Seulement face à tous ses masques,
Mon corps s'enfonce dans la skyzophrénie.
Je ne sais plus qu'elle partie se démarque.
Alors en attendant je ferme l'écoutie
Et entre desespéremment dans l'agoraphobie.


Copyright Anne F.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 06:42

Modifié le lundi 19 octobre 2009 03:25

Ca vous est jamais arrivé d'avoir envie de brûler votre cerveau ?

Ca vous est jamais arrivé d'avoir envie de brûler votre cerveau ?
Il y a des faits qui prennent racines. Parfois, la douleur s'enfonce si profond dans la terre qu'il est presque impossible d'arracher le saule sans en laisser les semences. Non, elle reste là, encrée en chacun de nous, comme une écharne ressortant d'un tableau de bois sur laquelle on se piquerais systématiquement. Tout cela est là, tout cela me pique, me brûle, me blesse et m'empêche d'avancer jours après jours. Et j'ai beau porter le masque le plus beau et le plus coloré de l'assemblée, il n'en est pas moins faux. Non, derrière mon paravent se cachent des entailles plus épaisses et profondes que les dorsales qui découpent nos mers et nos océans. Mes yeux se ferment l'espace d'un instant et, comme un coup de poignard dans mes entrailles, cette image vient me rappeler que je ne suis plus celle que j'étais avant. J'ai changé. Tout a changé quand cette violence m'a chevauchée. Et le souvenir que cela engendre parait tout aussi vrai que la douleur physique et morale que celui ci enfante. Mais comment qualifier cela, plusieurs mois après ? Comment doit-on considérer un acte inconsidéré et forcé ? Je l'ignore et je me perd dans des pensées plus noires et plus sombres que toute la brume de l'enfer. Pourrais-je un jour oublier ? J'en doute, malheureusement.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 16:34

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 16:58

De retour de sous terre.

De retour de sous terre.

Des détours par ci, par là et finalement de retour sur le chemin sinueux que j'ai l'idée d'appeler ma vie. Je m'évade, un instant, des quatre murs qui constituent ma prison le temps d'un passage éclair ici afin de lâcher un journal de faits divers pour vous mettre sur la voie. Pour moi, fini de manger les pissenlits par la racine et des désirs qui refont surface comme un coup de pelle dans ma face. Envie de la revoir Elle*, elle que j'aime tant, et fumer assises sur un tronc d'arbre recouvert de champignons aux spores hallucinogènes. S'évader au Portugal Néozélandais et mettre les doigts de pieds dans l'eau glacée avec Germaine et Son* sourire envoûtant. Désireuse de le revoir Lui*, définition même du mot amitié, dont je porte souvent le keffieh. Et avoir soif de toutes ses après-midi dans Ses* bras. Vous savez toutes ces choses, qui mettent une banane sur un visage et que je peu presque à nouveau toucher du bout des phalanges, me titillent les pensées perpétuellement. Enfin, pour en rassurer certains, et en désespérer d'autres, je vous annonce qu'il est inutile d'acheter des chrysanthèmes, je ne suis plus à six pieds sous terre mais de retour parmi vous, lézardant à vos côtés les pieds nus dans l'herbe humide et les yeux rougis par la fumée.

# Posté le jeudi 25 juin 2009 11:32

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 04:12